des critères u:liser pour comparer les langues III. Les débuts de la typologie IV. Le XXe siècle et la quête des universels V. Les contacts de langues 2
les langues : - grammaire comparée / linguis:que comparée - linguis:que contras:ve - approche typologique Examen des convergences et des divergences entre les langues indépendamment de leurs rela:ons géné:ques Atemporel 4
leur langue avec l’hébreu cf. Umberto Eco A la recherche de la langue parfaite 1997 -Giovanni Ba[sta Gelli > le toscan descend de l’étrusque qui lui-même prolonge l’hébreu et l’araméen -Johannes Goropius Becanus > néerlandais d’Anvers est plus ancien que le la:n, le grec ou l’hébreu -Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (ar:cle langue) > le français descend de l’hébreu par le cel:que 6
Grandes Découvertes se développe l’évangélisa:on des popula:ons amérindiennes. Les missionnaires jésuites pour cela étudient leurs langues et produisent des grammaires et des dic:onnaires : quetchua, guarani… Ce mouvement de gramma:sa:on se met en œuvre en Europe aussi 7
besoin de disposer de catégories conceptuelles pour comparer les langues entre elles. -langues sans combinaison de formes -langues à affixes -langues à flexions 10
maison » ev-ler « plusieurs maisons » ev-ler-den « provenance, de plusieurs maisons » ev-de « localisa:on sans mouvement » ev-ler-de « localisa:on sans mouvement dans plusieurs maisons » 11
agglu:nantes, flexionnelles langue isolante : chaque unité ne peut-être réduite à un élément plus pe:t Exp : chinois 我笑着吃 我 笑 着 吃 wǒ xiào zhe chī je rire part.présent manger Je ris en mangeant 18
stades de développement avec au sommet de la hiérarchie les langues à flexions comme le la:n et le grec. L’allemand s’en rapproche aussi bien évidemment ! cf. la soi-disante supréma:e des Indo- européens. 19
connu une certaine fortune. Critères essen:ellement morphologiques. Mais les auteurs ne donnent pas de défini:on claire de chacune de ces catégories. Tendance à classifier la langue comme un tout, un ensemble dont on ne peut pas extraire une par:e. 20
XXe siècle, concep:on nouvelle des langues (Saussure) 1. Sapir (1884-1939) linguiste américain, spécialiste des langues amérindiennes A l’origine d’une hypothèse dite Sapir-Whorf sur le rela:visme linguis:que 22
Sapir a beaucoup travaillé sur les langues amérindiennes Il propose une typologie pour classifier les langues à par:r de caractéris:ques plus ou moins répandues Ouvrage Language 1921 24
« concepts concrets » 2. Présence de concepts liés à la dériva:on (morphologique) 3. Rela:on exprimant un rapport concret the + farmer / duckling farmer + -s 27
« concepts concrets » 2. Présence de concepts liés à la dériva:on (morphologique) 3. Rela:on exprimant un rapport concret 4. Rela:on exprimant un rapport pur La posi:on de farmer et de duckling indique leur fonc:on gramma:cale respec:ve dans la phrase. 28
dans les langues, Sapir établit une typologie basée sur 4 catégories I. Langues qui n’ont que le concept concret II. Langues qui n’ont que le concept dériva:onnel III. Langues qui n’ont que le concept concret rela:onnel IV. Langues qui ont les concepts de rela:on concrets et purs Programme de travail 29
con:nents, il établit 45 règles d’organisa:on qu’il nomme « universals » Critères qui meƒent en jeu la posi:on des éléments dans la phrase et l’un par rapport à l’autre -déterminant et déterminé -préposi:on et postposi:on -ordre rela:f du sujet, de l’objet et du verbe 32
le breton : débat langue VSO ou SVO Ar pezh (a) ouzon, ar pezh zo sur eo la reont milierioù kilometr, peogwir yeont tre beteg an Afrik deus ac’hann. Lakaat ‘ne(zh)añ beket emoc’h (o) sellet ! 37
le breton : débat langue VSO ou SVO Ar pezh (a) ouzon, ar pezh zo sur eo la reont milierioù kilometr, peogwir yeont tre beteg an Afrik deus ac’hann. Lakaat ‘ne(zh)añ beket emoc’h (o) sellet ! 38
histoire : la:n > vieux-français > français moderne SOV > V2 > SVO En la cambre entre Aucassins. (Aucassin et Nicoleƒe 29, 1) Mangier le fist Avoec lui an une escuële (Graal, 1560-61) Morz est Rollant (Roland, 2397) 41
des « universels » du langage qu’il a in:tulées « lois ». Il s’agit de tendances plus ou moins générales. La validité de certains points a été remise en cause par la suite. Analyse par implica:ons : Si par:cularité A présente, alors la par:cularité B le sera également 48
sont toujours préposi:onnelles. Loi 4 Il y a beaucoup plus de chances que les langues de type SOV aient des postposi:ons. Loi 12 Si une langue a l’ordre dominant VSO dans les phrases déclara:ves, elle place toujours les éléments interroga:fs en tête dans les phrases interroga:ves. Loi 17 Il y a plus de chances que les langues à ordre VSO dominant placent l’adjec:f après le nom. 49
le suit aussi. loi 34 Aucune langue n’a pas de triel si elle n’a pas de duel. Aucune langue n’a de duel si elle n’a pas de pluriel. loi 36 Si une langue a la catégorie du genre, elle a toujours la catégorie du nombre. loi 43 Si une langue a les catégories du genre dans le nom, elle les a également dans le pronom. […] 50
et V correspondent à 2 niveaux d’analyse différents : la nature des unités et leur fonc:on gramma:cale - Greenberg a examiné avant tout des phrases dites biactancielles (avec un sujet et un objet). Or il existe d’autres types de phrases -Ordre des unités décrit par Greenberg est l’ordre neutre. Mais d’autres ordres sont présents dans les langues -La no:on de sujet ou d’objet n’est pas per:nente dans toutes les langues 51
qu’évoluer dans le temps, elles s’influent également dans une perspec:ve synchronique. Ces influences opèrent à différents niveaux et les influences peuvent plus ou moins importantes 52
à une réalité nouvelle et inconnue -sorbet, échec et mat -babioles, balcon, citadelle, baldaquin -anorak, kayak -thé -parka -samovar, chapka, toundra -tomate, cacao -ananas -tabou -tatouage 54
tendent à modifier leurs structures : -emprunts des mots gramma:caux l’arabe a donné des conjonc:ons pour exprimer le contraste (mais , par contre, toutefois) à de nombreuses langues de l’Afrique de l’ouest jusqu’à l’Asie du sud-est ama/amma/lākin/lakini hausa, fula, somali, swahili, lezghien, turc, ouzbek, hindi et le punjabi 56
a emprunté au français la structure in… able inkomprenabl ~ digompren incompréhensible ~ qui n’y comprend rien insoñjabl ~ disoñj inimaginable ~ étourdi, oublieux 57
ou la fréquence de certains sons augmente et leur fait changer de statut. En anglais, le /v/ est apparu à la suite d’emprunts au français : vase, vaca:on. Avant, le son [v] n’était qu’une variante de /f/ En français, un phonème est apparu à une époque récente /ŋ/, la nasale vélaire 58
jog, jogging -fooding > n’existe pas en anglais -parking > a car park / a parking lot -camping > a campsite, a campground -pressing > a dry-cleaner -forcing > sur la base du français forcer -brushing > a blow-dry, a blow wave -dancing > a dance hall -planning > a schedule / work plan 60
contacts linguis:ques, des structures nouvelles vont s’élaborer. a. les langues mixtes Il existe des langues qui empruntent des sous- systèmes en:ers à des langues différentes qui fusionnent pour donner une nouvelle langue 62
composé de mots français et de cree Le michif (du français mé:s) > le français a donné le lexique, la morphologie verbale et la syntaxe est basée sur celle du cree Lé záñfañ chéñ kitayáwáwak ? Avez-vous des enfants ? 63
à base d’espagnol et de quetchua (Equator) -Light Walpiri (Australie) : walpiri, anglais et kriol -grec d’Asie mineure -shelta, langue des voyageurs irlandais Situa:on qui n’est pas très courante mais dont les incidences théoriques sont encore discutées. 64
qui apparaissent dans des contextes très par:culiers Situa:on dans lesquelles où des personnes interagissent sans avoir de langue commune, élabora:on d’un parler que personne n’a comme langue maternelle. Dans ce cas de figure, inven:on d’un pidgin 65
lui apporte son vocabulaire : à base française, à base anglaise, à base néerlandaise, à base russe, à base chinoise à base arabe, hindi, bantu… Phénomène qui s’observe à travers la planète 66
car les locuteurs n’ont pas accès au modèle original : -l’ordre des mots est libre -le pidgin est parlé volontairement à un rythme lent -la grammaire et la phonologie sont simplifiées -la morphologie est inexistante 70
être parlé beaucoup plus fréquemment : Ordre des unités se stabilisent souvent en SVO La forme des pronoms se stabilise Les rela:ons de coordina:on et de subordina:on sont exprimées par la simple juxtaposi:on Patrol no longwe, very good, patrod logwe tmas, no very good ‘if the patrol is not far away, that’s good, if the patrol is far away that’s bad’ Tok Pisin 72
comme langue maternelle par des enfants, ces pidgins deviennent des créoles. Les créoles partagent malgré des origines différentes des par:cularités linguis:ques communes : un ordre SVO système TAM (temps, aspect, mode) 73
du globe, on constate que des langues qui n’ont une origine commune immédiate présentent néanmoins des caractéris:ques communes, il s’agit des aires linguis:ques. En Europe, on iden:fie : - l’aire SAE (Standard Average European) - l’aire balkanique - l’aire circum bal:que 75
romani (indo-aryen), dialectes balkaniques du turc, le gagaouze (langue turque). -Aire circum-bal:que langues scandinaves, finnois et estonien, carélién, le veps, le lituanien et le leƒon, les langues sames, le polonais, le russe, le biélorusse, le yiddish, le karaim, le romani balte, et d’autres pe:tes langues. 77
suivantes : présence d’un verbe transi:f ‘avoir’ ordre des mots présente une configura:on avec S qui précède O des temps parfaits construits avec ‘avoir’ U:lisa:on d’un pronom rela:f dans les proposi:ons rela:ves Présence d’un par:cipe passé 78