La Fracture vertébrale Ostéoporotique P. Orcel

02a9977d1d0662421ee64fc05f765281?s=47 journeevertebro
March 23, 2009
59

La Fracture vertébrale Ostéoporotique P. Orcel

10h30-10h45 - La Fracture vertébrale Ostéoporotique P. Orcel

02a9977d1d0662421ee64fc05f765281?s=128

journeevertebro

March 23, 2009
Tweet

Transcript

  1. La Fracture Vertébrale Ostéoporotique : fréquence, conséquences médicales et économiques,

    approche thérapeutique. Philippe ORCEL Fédération de Rhumatologie Hôpital Lariboisière, AP-HP Université Paris – Diderot, Paris 7.
  2. Pourquoi s’intéresser aux fractures (vertébrales)…?  Parce que les fractures

    sont nombreuses, sont invalidantes, voire mortelles, et coûtent très cher à la Société.  Parce que nous avons des traitements efficaces et variés, adaptés à toutes les situations rencontrées en pratique clinique. Effort de sensibilisation nécessaire car le nombre des fractures ne diminue pas en France et – par contre – la prise en charge diminue…
  3. Fractures vertébrales : quelques chiffres…  Presque la moitié des

    fractures ostéoporotiques…  40.000 à 65.000 FV/an en France  1/3 des FV sont symptomatiques  Environ 20% des patients ont une nouvelle FV dans l’année qui suit la 1ère  1 chance sur 6 pour une femme de 50 ans d’avoir une FV avant la fin de sa vie.
  4. Les fractures ostéoporotiques augmentent la mortalité Bliuc et al., JAMA

    2009, 301(5): 513-521
  5. Les fractures ostéoporotiques augmentent la mortalité  Toutes les fractures

    de faible énergie sont associées à une augmentation de la mortalité dans les 5-10 ans, chez les hommes comme chez les femmes Bliuc et al., JAMA 2009, 301(5): 513-521
  6. Les fractures ostéoporotiques augmentent la mortalité  Toutes les fractures

    de faible énergie sont associées à une augmentation de la mortalité dans les 5-10 ans, chez les hommes comme chez les femmes  Les récidives de fractures sont associées à une surmortalité persistante (jusqu’à 5 ans). Bliuc et al., JAMA 2009, 301(5): 513-521
  7. Impact des différents types de fracture (>75 ans) Bliuc et

    al., JAMA 2009, 301(5): 513-521
  8. Impact des différents types de fracture (>75 ans) Bliuc et

    al., JAMA 2009, 301(5): 513-521
  9. Impact des différents types de fracture (>75 ans) Bliuc et

    al., JAMA 2009, 301(5): 513-521
  10. Données issues de l’analyse de 4 essais internationaux conduits entre

    1993 et 1998, portant sur 2725 femmes ménopausées randomisées dans le groupe placebo. Lindsay et al, JAMA 2001;285:320-323. Patientes avec nouvelle(s) FV dans la 1ère année des essais (%) 0 5 10 15 Nombre de FV prévalentes RR = 7,3 (4,4 12,3) RR = 5,1 (3,1 8,4) RR = 2,6 (1,4 4,9) 0 1 ≥ 1 ≥ 2 1,9 4,6 9,9 12,5 Enchainement des fractures vertébrales : “cascade fracturaire”
  11. 17,3% 3,6% 3,5% 1,6% 0 5 10 15 20 25

    30 Poignet Humérus / jambe Hanche Vertèbre Pourcentage de patientes avec une fracture (%) Total 26,1% Lindsay et al, J Bone Miner Res 2001, 16(1):S215 Analyse combinée des études Vert MN, Vert NA et HIP de 381 patientes ménopausées avec ostéoporose avérée sous placebo + calcium Vit D suivies pendant 1 an. Le risque de nouvelle fracture augmente dès l’année qui suit une fracture vertébrale Parmi les femmes qui ont eu une fracture vertébrale, 1 sur 4 aura une nouvelle fracture ostéoporotique dans l’année
  12. Évolution du risque de nouvelle fracture dans le temps 

    Étude de la cohorte de Maastricht : 4140 femmes ménopausées de 50 à 90 ans avec fracture confirmée par Rx  Risque de nouvelle fracture évalué prospectivement sur une période prolongée : près d’1/4 fracture incidente survient dans l’année et plus d’1/2 dans les 5 ans  Pic de risque relatif à 1 an, puis diminution progressive, mais risque reste élevé 15 ans.
  13. Van Geel et al, Ann Rheum Dis 2009, 68: 99-102

  14. Fractures vertébrales : conséquences cliniques  Cyphose,  Perte de

    taille,  Douleurs aiguës et chroniques,  Ptose abdominale,  Troubles respiratoires,  Reflux œsophagien,  Dépression,  Détérioration de la qualité de vie.
  15. Fractures vertébrales : conséquences cliniques  Cyphose,  Perte de

    taille,  Douleurs aiguës et chroniques,  Ptose abdominale,  Troubles respiratoires,  Reflux œsophagien,  Dépression,  Détérioration de la qualité de vie.
  16. Conséquences des fractures vertébrales Nombre moyen de jours 0 20

    40 60 80 100 120 140 160 180 Rachialgie sévère Pas de fracture Fracture clinique Fracture RX 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Repos au lit Pas de fracture Fracture clinique Fracture RX Durée de la période douloureuse et de l’alitement (3 ans). Nevitt et al, Arch Intern Med 2000.
  17. Coût des fractures vertébrales : étude « EMERAUDE » 

    Suivi prospectif de 6 mois de 428 patientes ostéoporotiques de 65 à 85 ans consultant en rhumatologie pour rachialgie  Roux et al, SFR 2004  Données préliminaires sur 195 patientes (âge moyen 74 ans) :  50,3% TV+  douleurs rachidiennes plus intenses  coût de prise en charge près de 3 fois supérieur  plus de recours aux hospitalisations
  18. Étude « EMERAUDE » : résumé des coûts 0 300.0

    600.0 900.0 1200.0 Coûts en Euros M-3 M0-M3 M0-M6 FV Sans FV Roux et al, SFR 2004
  19. Méconnaissance des fractures vertébrales… Gehlbach et al, Osteoporos Int 2000;11:577-582

    Fracture présente 0 20 40 60 80 100 120 140
  20. Méconnaissance des fractures vertébrales… Gehlbach et al, Osteoporos Int 2000;11:577-582

    Fracture présente Signalée dans la conclusion du CR radiologique Ostéoporose mentionnée dans le CR médical Ostéoporose traitée 0 20 40 60 80 100 120 140 Signalée dans le CR radiologique 52% 23% 17% 7%
  21. Méconnaissance des fx vertébrales : même les rhumatologues…  Étude

    « ACTOS » : identification des FV par des rhumatologues sur des radiographies de rachis  824 femmes de 60-80 ans  294 centres rhumato : lecture des clichés  Relecture centralisée des radiographies et comparaison de l’identification des FV  25,8% de faux négatifs = non diagnostic de réelles FV. Fechtenbaum et al, Osteoporosis Int, dec 2005
  22. Traitement à la phase aiguë de la fracture vertébrale 

    Objectif majeur = soulager la douleur et rétablir rapidement la fonction de soutien du rachis.  Moyens :  repos au lit le plus court possible  antalgiques de niveau 2 (± morphiniques)  [la calcitonine n’a plus d’AMM]  perfusion de bisphosphonates ?  corset de soutien  kinésithérapie douce et progressive  prévention des complications de décubitus  discussion d’une vertébroplastie
  23. Conclusions

  24. Conclusions  La plupart des fractures vertébrales sont une complication

    de l’ostéoporose et augmentent le risque de nouvelles fractures.
  25. Conclusions  La plupart des fractures vertébrales sont une complication

    de l’ostéoporose et augmentent le risque de nouvelles fractures.  Actuellement, les fractures vertébrales discrètes ou modérées ne sont pas toujours reconnues ni mentionnées, ce qui conduit à un défaut de diagnostic et de traitement de la maladie.
  26. Conclusions  La plupart des fractures vertébrales sont une complication

    de l’ostéoporose et augmentent le risque de nouvelles fractures.  Actuellement, les fractures vertébrales discrètes ou modérées ne sont pas toujours reconnues ni mentionnées, ce qui conduit à un défaut de diagnostic et de traitement de la maladie.  Les fractures vertébrales induisent une morbidité et une sur mortalité, ainsi que des coûts importants.
  27. Conclusions  La plupart des fractures vertébrales sont une complication

    de l’ostéoporose et augmentent le risque de nouvelles fractures.  Actuellement, les fractures vertébrales discrètes ou modérées ne sont pas toujours reconnues ni mentionnées, ce qui conduit à un défaut de diagnostic et de traitement de la maladie.  Les fractures vertébrales induisent une morbidité et une sur mortalité, ainsi que des coûts importants.  Le traitement des fractures vertébrales est encore empirique et mal codifié.
  28. Conclusions  La plupart des fractures vertébrales sont une complication

    de l’ostéoporose et augmentent le risque de nouvelles fractures.  Actuellement, les fractures vertébrales discrètes ou modérées ne sont pas toujours reconnues ni mentionnées, ce qui conduit à un défaut de diagnostic et de traitement de la maladie.  Les fractures vertébrales induisent une morbidité et une sur mortalité, ainsi que des coûts importants.  Le traitement des fractures vertébrales est encore empirique et mal codifié.  Les traitements de l’ostéoporose peuvent réduire de 35 à 70% l’incidence des fractures vertébrales.